Cycle sur le droit de résistance à l'oppression, présentation
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CYCLE DE RENCONTRES
SUR L’ACTUALITE DU DROIT DE RESISTANCE A L’OPPRESSION
La résistance à l’oppression est un droit naturel et imprescriptible de l’Homme, directement issu de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Sa signification juridique et sa portée politique définissent les contours d’une citoyenneté réelle qui ne saurait se réduire au devoir d’obéissance à la Loi. Cette tension entre obéissance et résistance est inhérente à notre « animalité sociale » et les questions qu’elle recèle renvoient à la philosophie grecque comme aux révolutionnaires de 1789. La résistance à l’oppression est-elle pour autant un droit anachronique ?
L’OJIV propose d’apporter des éléments de réponse en organisant une série de débats sur des phénomènes en lien direct avec le droit de résistance à l’oppression.
Délit de solidarité, rencontre-débat du 24 septembre 2009
Le délit d'aide à l'entrée, à la circulation et au séjour d’un étranger en situation irrégulière a changé de figure. Initialement pensé pour lutter contre les réseaux structurels de l’immigration clandestine, les évolutions de l’arsenal législatif et son application consacrent un délit aux contours extensibles : la mise en garde à vue de gérants de foyers refusant de dénoncer des étrangers en situation irrégulière, comme celle de personnes leur portant secours et assistance soulèvent des interrogations quant à l'étendue du droit de résister à l’oppression.
Délit d'opinion
A l'heure où le droit pénal semble acquérir pour vocation l'incrimination des intentions – lois antiterroristes, proposition de loi incriminant la participation à un groupement de personnes – une menace pèse sur la liberté d'opinion. Proclamée par la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen, la liberté d'opinion et son corollaire la liberté d'expression sont les modes élémentaires d'exercice du droit de résistance. La délimitation du débat public est un enjeu démocratique aujourd’hui confronté aux notamment aux discours et pratiques sécuritaires.
Résistance nationale
Les conflits internationaux et les guerres civiles cristallisent la confrontation de deux figures mythiques et/ou fantasmagoriques : le « résistant » et le « terroriste ». La difficulté à les identifier invite à s'interroger, entre autres, sur la réalité du droit des peuples à disposer d'eux mêmes affirmé par la Charte des Nations Unies.