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Certaines entreprises européennes profitent de leur présence sur le sol américain pour priver leurs employés du droit de s'organiser et de négocier.

Par Karine Parrot - Dernière modification 07/09/2010 12:08

Dans un rapport du 2 septembre 2010, l'association Human Rights Watch dénonce la violation par certaines entreprises européennes des normes internationales protectrices des travailleurs. Les sociétés françaises Sodexo et Saint-Gobain sont notamment mises en cause.

Dans un rapport du 2 septembre 2010, l'association Human Rights Watch dénonce la violation par certaines entreprises européennes des normes internationales protectrices des travailleurs. Contrairement à leur discours officiel, ces entreprises européennes profitent de leur présence sur le sol américain pour priver leurs employés aux États-Unis du droit de s'organiser et de négocier. Le rapport de 128 pages, intitulé « A Strange Case: Violations of Workers' Freedom of Association in the United States by European Multinational Corporations » (« Une affaire étrange : Violations de la liberté d'association des travailleurs aux États-Unis par certaines multinationales européennes »), détaille les pratiques agressives employées notamment par les sociétés françaises Sodexo et Saint-Gobain mais aussi par la filiale T-Mobile USA de la société allemande Deutsche Telekom, la filiale DHL du groupe allemand Deutsche Post, l'entreprise de distribution alimentaire britannique Tesco, le géant mondial de la sécurité G4S, l'entreprise norvégienne Kongsberg Automotive,  ainsi que la firme hollandaise Gamma Holding

En particulier, Sodexo a soumis des salariés qui avaient tenté de monter un syndicat à des menaces, à des entretiens s'apparentant à des interrogatoires, ainsi qu'à des licenciements ; Mais d'autres pratiques sont en cause : organisation obligatoire de réunions en « audience captive » pour écouter des harangues anti-syndicalistes tout en interdisant toute prise de parole en faveur des syndicats, menace de remplacement des salariés qui exercent leur droit de grève, espionnage de militants syndicaux, et licenciement de salariés qui tentent de s'organiser au sein des entreprises.

 


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